Combien coûte une bonne mutuelle de TPE ? Le budget, poste par poste

Un seul chiffre public et national existe sur le prix des contrats collectifs : la DREES relève une prime moyenne de 74 € par mois et par bénéficiaire en 2023, parts employeur et salarié confondues, tous âges mélangés. Tout le reste est propre à chaque contrat. Ce guide part de cette moyenne, la décline par effectif, puis explique dans quels cas payer plus achète une vraie protection et dans quels cas cela achète du vent.

La part employeur selon la taille de l'équipe

À la participation minimale de 50 %, sur la base de la prime moyenne :

Salariés couvertsCharge mensuelleCharge annuelle
137 €444 €
3111 €1 332 €
5185 €2 220 €
9333 €3 996 €

Lorsque la branche impose une part patronale supérieure, le budget suit en proportion ; les fiches métier appliquent ce taux quand il a pu être lu dans l'accord.

Ce qui mérite de faire monter la cotisation

  • L'hospitalisation : la prise en charge des dépassements d'honoraires et de la chambre particulière. C'est le poste où un contrat au ras du panier légal coûte le plus cher au salarié le jour où il en a besoin.
  • Le dentaire au-delà des 125 % du tarif de base sur les prothèses, car les couronnes et bridges hors panier 100 % santé laissent des restes à charge élevés.
  • L'optique au-delà du forfait minimum, pour les équipes où les porteurs de lunettes sont nombreux.

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Ce qui ne mérite pas de la faire monter

Les forfaits de médecines douces à quelques dizaines d'euros, les services de conciergerie, les programmes de prévention en ligne, les bonus de fidélité : dans une équipe de 1 à 9 personnes, ils sont très peu utilisés et toujours intégrés au prix. Un contrat plus cher n'est pas un meilleur contrat ; un contrat qui rembourse bien les trois postes clés, oui.

Les autres curseurs du prix

  • Les bénéficiaires : salarié seul, ou famille. Lorsque les ayants droit sont couverts à titre obligatoire, la moitié patronale se calcule sur la cotisation famille.
  • La structure tarifaire : montant unique, tarif isolé ou famille, ou pourcentage du plafond de la sécurité sociale, qui augmente chaque année.
  • La convention collective, lorsqu'elle fixe une cotisation de référence ou un taux de participation.
  • L'âge moyen de l'équipe, que les organismes intègrent dans leur tarification.

Les charges sur la part patronale

Pour un régime collectif et obligatoire, institué par écrit et adossé à un contrat responsable, la contribution de l'employeur est exclue de l'assiette des cotisations de sécurité sociale dans une limite liée au plafond de la sécurité sociale et à la rémunération. La CSG et la CRDS, elles, restent dues. Et le forfait social n'est pas dû dans les entreprises de moins de 11 salariés (le Boss (Bulletin officiel de la sécurité sociale), la page de l'Urssaf sur la complémentaire frais de santé). Tout le mécanisme est décrit dans le guide charges sociales et impôt.

Votre propre calcul

Remplacez la prime moyenne par le montant de votre proposition et ajustez la part patronale : le simulateur de coût employeur donne la charge mensuelle et annuelle pour l'entreprise ainsi que ce qui reste à chaque salarié.

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Questions fréquentes

Une petite équipe paie-t-elle plus cher qu'une grande ?

Ce sont les garanties et les bénéficiaires qui font le prix, bien plus que la taille. La mutualisation étant faible dans une TPE, comparer plusieurs propositions au même niveau de garanties compte davantage.

Les 74 € valent-ils pour tous les métiers ?

Il s'agit d'une moyenne nationale, tous contrats collectifs mêlés (DREES, 2023). Le socle de votre branche et vos choix de renforts peuvent l'éloigner sensiblement dans un sens ou dans l'autre.

Un contrat deux fois plus cher protège-t-il deux fois mieux ?

Rarement. Vérifiez où va l'écart : s'il renforce l'hospitalisation, le dentaire et l'optique, il se justifie ; s'il finance des services annexes, non.

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